Découvrir Angers, la vallée de la Loire et les paysages d’eau qui façonnent le territoire, c’est aussi savoir s’y déplacer et s’y comporter avec attention. Du lac de Maine aux Basses vallées angevines, du marais de Briollay à la vallée de l’Authion, ces milieux sont vivants, parfois fragiles, et très fréquentés à certaines périodes. Cette charte vous propose des gestes concrets, faciles à appliquer, pour que chaque promenade reste une expérience agréable et respectueuse.

Charte du voyageur
les comportements à adopter dans nos espaces naturelsQu’est-ce que le tourisme durable à Angers ?
Le tourisme durable consiste à profiter d’un lieu en limitant son impact sur la nature et le cadre de vie : déchets, dérangement de la faune, piétinement des milieux sensibles, bruit, circulation hors des chemins.
Autour d’Angers, cela compte particulièrement dans les zones humides (Basses vallées angevines, île Saint-Aubin, marais de Briollay) et le long des axes d’eau (Maine, Loire, Authion), où la biodiversité dépend de l’équilibre du milieu.

1. Je réduis mes déchets, même en balade
Dans les espaces naturels, chaque déchet abandonné peut être emporté par le vent ou l’eau, et finir dans les sols, les prairies humides ou les cours d’eau. En période de forte fréquentation (week-ends, beaux jours), les corbeilles peuvent aussi se remplir rapidement.
J’adopte les bons réflexes :
- Je privilégie une gourde, une lunch box et des sacs réutilisables.
- Je limite les emballages jetables et les portions individuelles.
- Je remporte mes déchets lorsque aucune poubelle n’est disponible.
- Je respecte les consignes de tri lorsqu’elles existent.
2. Je ne jette jamais mes mégots dans la nature
Sur les chemins, au bord de l’eau, dans un parc ou près d’une zone humide, un mégot jeté au sol finit souvent dans le milieu naturel. Au-delà de l’aspect visuel, il peut relarguer des substances indésirables dans l’eau et les sols.
J’adopte les bons réflexes :
- Je garde mes mégots avec moi jusqu’à trouver un cendrier.
- J’utilise un cendrier de poche.
- Je respecte les espaces sans tabac lorsqu’ils sont signalés.
Illustrations fleurs
Illustration randonnée3. Je reste sur les chemins balisés
Les sentiers ne sont pas tracés au hasard. Ils évitent le piétinement des zones fragiles, limitent l’érosion et protègent les secteurs où la faune se repose ou se reproduit. “Couper” un virage ou s’écarter du chemin, même sur quelques mètres, peut dégrader durablement un sol humide ou une végétation sensible.
Bon réflexe :
Je suis la signalétique, et je garde le groupe sur le même chemin, notamment dans les zones humides (Basses vallées angevines, île Saint-Aubin, marais de Briollay).
4. Je respecte la faune et la flore
Autour d’Angers, la biodiversité s’observe souvent de près : oiseaux d’eau, insectes, plantes des prairies humides… Elle se protège surtout par la discrétion.
Je fais simple :
- Je n’arrache pas les plantes et je ne cueille pas les fleurs.
- Je laisse les animaux tranquilles, en particulier au printemps (période sensible).
- J’observe sans chercher à m’approcher : jumelles et appareil photo à distance sont vos meilleurs alliés.
Illustration découverte Nature enfant5. Je tiens mon chien en laisse quand c’est nécessaire
Dans certains secteurs, un chien en liberté peut déranger la faune sans que l’on s’en rende compte, surtout près de l’eau et des prairies. Tenir son chien en laisse, c’est protéger les espèces… et éviter les situations de tension avec d’autres usagers.
Bon réflexe :
- Je respecte la signalétique (zones où la laisse est obligatoire).
- Je garde mon chien près de moi dans les zones sensibles, notamment près des roselières et des prairies humides.
6. Je limite le bruit
Les espaces naturels sont aussi des lieux de calme, pour la faune comme pour les promeneurs. Un volume sonore élevé peut suffire à faire fuir des espèces, et à dégrader l’expérience des autres visiteurs.
Je choisis une balade “discrète” :
- Je parle à voix normale et j’évite les cris.
- Je range les enceintes et je privilégie les sons du lieu.
- Je fais des pauses dans des zones adaptées (aires, bancs, belvédères) plutôt que dans des secteurs sensibles.
Illustrations Gravel7. Je respecte l’eau et les berges
Autour de la Maine, de la Loire ou de l’Authion, les berges sont des zones de transition précieuses. Marcher dans la végétation de rive, descendre n’importe où, ou laver du matériel au bord de l’eau peut fragiliser le milieu.
Bon réflexe :
- Je reste sur les accès prévus et j’évite d’écraser la végétation des berges.
- Je ne jette rien dans l’eau (même “biodégradable”).
- Je garde une distance respectueuse avec les zones de roseaux et les secteurs de repos de la faune.
8. Je ne dégrade pas le site, même “pour dépanner”
Dans les parcs et milieux naturels, ce qui semble “anodin” à l’échelle d’une personne (déplacer une branche, faire un petit aménagement, graver, construire un cairn) peut avoir un effet cumulatif si tout le monde le fait.
Je m’abstiens :
- Je ne déplace pas de pierres, de bois mort ou de végétation.
- Je ne laisse pas de traces (gravures, tags).
- Je respecte les clôtures, barrières et propriétés riveraines.
Illustrations - Sabrina Chess9. Je privilégie les mobilités douces quand c’est possible
Angers se découvre très bien à pied et à vélo, notamment en lien avec les bords de rivière et la vallée de la Loire. Limiter la voiture quand on le peut, c’est aussi réduire la pression sur certains sites.
Bon réflexe :
- Je choisis un accès à vélo ou en transports lorsque c’est adapté.
- Je stationne uniquement dans les zones prévues, sans bloquer les accès.
10. Je respecte la signalétique et les usages locaux
Certaines zones sont partagées : promeneurs, cyclistes, pêcheurs, riverains, activités agricoles. Une bonne cohabitation passe par des règles simples.
Je fais attention :
- Je respecte les panneaux (zones sensibles, périodes particulières, interdictions temporaires).
- Je ralentis quand je croise, je laisse passer, et je reste courtois.
- Je referme les barrières si je passe un accès autorisé.

☑️ Gourde + contenant réutilisable + petit sac pour remporter ses déchets.
☑️ Cendrier de poche si besoin.
☑️ Itinéraire repéré : chemins balisés, accès prévus, zones sensibles.
☑️ Chien : laisse prête, surtout près des prairies humides et de l’eau.
☑️ Tenue adaptée : pour éviter de “sortir du chemin” en cherchant à contourner une zone humide.
☑️ Envie de calme : balade sans enceinte, sans bruit inutile.
- Que faire de mes déchets s’il n’y a pas de poubelle ?
Je les remporte avec moi. Un petit sac dédié suffit, et c’est le moyen le plus sûr d’éviter les dépôts sauvages.
- Pourquoi faut-il rester sur les sentiers balisés ?
Parce qu’ils protègent les sols et les secteurs sensibles. Dans une zone humide, quelques pas hors du chemin peuvent abîmer la végétation, dégrader le milieu voire mettre en danger la faune.
- Quand dois-je tenir mon chien en laisse ?
Dès que la signalétique l’indique, et plus largement dans les zones où la faune est présente (prairies humides, bords d’eau), notamment au printemps.
- Comment observer la faune sans la déranger ?
En gardant ses distances, en évitant les approches frontales, et en privilégiant l’observation silencieuse (jumelles, photo à distance).
Pour aller plus loin
nos ressources “tourisme durable”Vous souhaitez continuer sur cette thématique ? Retrouvez nos contenus et conseils pour une destination plus écoresponsable, et des idées de découvertes à vélo autour des zones humides angevines.






